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19 mars

Le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a proposé au Président américain Joe Biden un «appel en direct»


Commentaire de Vladimir Poutine à la chaîne "Rossiya 24":

Q: Vous avez déjà réagi aujourd’hui à cette déclaration, pour le moins spécifique, du Président Joe Biden. Je voudrais vous poser une question plus concrète. Apres l’emploi de tels termes par le président Biden à votre encontre, êtes-vous toujours prêts à travailler avec lui ?

Vladimir Poutine: Comme je l’ai dit, nos visions peuvent différer. J’ai également expliqué pourquoi. Lorsque nous étudions (ou croyons étudier) quelqu’un, nous pensons l’observer comme à travers une loupe, ou tout du moins le voir derrière une vitre transparente. En réalité, le plus souvent, nous regardons notre propre reflet. Pour éviter tous ces coups d’épingles « par contumace », il nous faut poursuivre nos relations. Il me vient une idée, d’ailleurs.
Lorsque nous avons parlé au téléphone pour la dernière fois, c’était sur l’initiative du Président Joe Biden. Je veux lui proposer de poursuivre nos échanges, mais à la condition que cela se fasse en direct, « en-ligne » comme on le dit aujourd’hui, et surtout pas en décalé, mais dans une discussion franche et directe.
Je pense que cela serait intéressant pour le peuple de la Russie comme pour le peuple américain, mais aussi pour les peuples d’autres pays. J’entends par là qu’en tant que deux puissances nucléaires les plus importantes, nous avons une responsabilité bien particulière regardant la sécurité stratégique sur notre planète. Nous pourrions parler des relations bilatérales, de cette stabilité stratégique, de la gestion des conflits régionaux – il y en a beaucoup en ce moment, je ne vais pas en faire la liste – ainsi que d'autres problèmes auxquels l'humanité est aujourd'hui confrontée. J'y inclus la lutte contre la pandémie. Comme vous le savez, la situation aux États-Unis est complexe, ils sont loin d’avoir résolu ce problème. Nous avançons avec plus de confiance. Nous avons beaucoup de choses à évoquer et à partager. À condition, je le répète, qu'il s'agisse d'une conversation franche et honnête en direct.

Je ne la reléguerais pas au fond d’un tiroir. Nous pourrions parler demain, ou disons, lundi. Comme vous le voulez, car nous sommes disponibles à tout moment, à la convenance de la partie américaine. Dès que nous aurons terminé cette conversation, je vais donner toutes les instructions en ce sens au Ministère des Affaires étrangères.