Réponse du Président Vladimir Poutine à la question de la BBC sur les médias classés "agents de l'étranger" en Russie
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Réponse du Président Vladimir Poutine à la question de la BBC sur les médias classés "agents de l'étranger" en Russie

Extrait de la Conférence de presse de fin d'année du Président Vladimir Poutine:

Vladimir Poutine:


Quant à la liste des médias classés “agents de l’étranger” et à ceux qui sont mis sur cette liste : je suis d'accord avec vous, il n’y a rien de bon. Or, je tiens à vous rappeler que nous n’avons pas inventé cette loi ; elle a été conçue dans un État – vous représentez le Royaume-Uni, et le Royaume-Uni est l’allié le plus proche des États-Unis – l’État qui est considéré en tant que phare de la démocratie.

Les États-Unis ont adopté cette loi dans les années 1930, mais la question n'est pas là. Ce qui est important, c'est que cette loi est toujours en vigueur, elle reste en vigueur à l’heure actuelle. Environ 0,034 [pourcents] des organisations y sont déclarées “agents de l’étranger”. Cela vous surprend ? Chez nous, c’est le même pourcetage, 0,034. Quelle est la différence ? La différence est qu'aux États-Unis, si vous ne mettez pas fin à vos activités, vous risquez une responsabilité pénale, jusqu'à cinq ans de prison. Et même si vous arrêtez vos activités en fermant votre organisation, cela ne vous exonère pas de la responsabilité pénale. Cinq ans !

Chez nous, il n’y a rien de la sorte. Nous n'interdisons pas ces organisations ; nous voulons simplement que les entités engagées en Russie dans une activité politique sur le plan intérieur divulguent clairement les sources de leur financement. C'est tout, ensuite elles peuvent continuer à travailler. Notre loi est donc beaucoup plus libérale. Si vous pensez que ce n'est pas suffisant – ou si, comme votre collègue ici présent, vous pensez que nous devons introduire une responsabilité, administrative ou pénale, pour le refus de se faire vacciner – on pourrait introduire, comme aux États-Unis, une responsabilité pénale à l’égard des agents étrangers qui ne ferment pas leur organisation. Or, nous n'exigeons pas la cessation des activités, nous voulons simplement qu'ils soient honnêtes quant à leurs sources de financement.

Il peut y avoir des questions sur la compréhension du terme "activité politique". Je suis d'accord avec vous sur ce point. Il peut y avoir des questions sur la réglementation de ce type d'activité. En Russie, 74 organisations sont considérées comme « agents de l’étranger », 74 sur 200 000, soit 0,0034% du nombre total des ONG enregistrées sur notre territoire. Même chiffre qu’aux États-Unis, mais sans une réglementation aussi stricte qui inclue la responsabilité pénale.