Hôtel d'Estrées

Résidence de l'Ambassadeur de Russie

L'actuelle résidence de l'Ambassadeur de Russie en France (79, rue de Grenelle) fut construite en 1711-1713 par Robert de Cotte, architecte de la Cour du Roi Louis XIV, pour la duchesse d'Estrées dont le mari, mort en 1737, était maréchal de France et membre des trois académies (française, des sciences, des inscriptions et de belles-lettres). rezidenciya 2En 1753 l'hôtel fut habité par son neveu le maréchal duc Charles-Armand de Biron. Charlotte-Aglae d'Orléans, fille du Régent, épouse du prince d'Est, duc de Modène, le posséda en 1754, puis le marquis de Beuvron d'Harcourt, commissaire général de la cavalerie, de 176 à la Révolution. L'Empire l'affecta au général Clarke, duc de Feltre, la Restauration – à la marquise de Tourzel. Ensuite il fut la propriété de la duchesse d’Escars, née Tourzel. 
En 1863 l'Ambassadeur de Russie baron de Boudberg était à la recherche d'une maison à acheter qui serait la propriété de l'Etat russe. Auparavant l'Ambassade avait loué des maisons privées dont la dernière fut sise 33, rue de Faubourg-Saint Honoré où se trouve actuellement le Cercle Interalliée. Les loyers à Paris devenant trop élevés le baron jeta son dévolu sur l'hôtel d'Estrées qui appartenait à l'époque au duc D’Escars et était hypothéqué.
Après l'acquisition l'hôtel fut considérablement remanié pour servir les besoins de l'Ambassade. Le hall, le bureau de l'Ambassadeur et son appartement privé se trouvaient au rez-de-chaussée, les salons de réception au premier. Là se trouvaient aussi les appartements réservés aux hôtes d’honneur. C'est là que le dernier Empereur de toutes les Russies Nicolas II et l'Impératrice Alexandra résidaient lors de leur visite en France en 1896. L'aile droite hébergeait la Chancellerie de l'Ambassade, l'aile gauche- les services du Consulat général.
Après la Révolution de 1917 en Russie l'hôtel d’Estrées devint pour une période de 7 ans la résidence du représentant du Gouvernement provisoire M.Malakov. N'ayant pas eu le temps de remettre ses lettres de créance, il n'était pas reconnu officiellement par la France. A la fin du 1924 le Gouvernement d' Edouard Hérriot rétablit les relations diplomatique avec l'URSS et l'hôtel d'Estrées devint son Ambassade.
Pendant la seconde guerre mondiale les autorités allemandes d’occupation réquisitionnèrent le bâtiment de l’Ambassade pour y loger les services économiques de la Gestapo du VII arrondissement de Paris.
Rendu à la libération de Paris en 1944 au propriétaire légitime l’Hôtel d’Estrées continua à abriter l’Ambassade e l’URSS jusqu’ à la fin des années 70 quand la croissance de volume et la diversification des relations entre les deux pays imposèrent l’agrandissement considérable de leurs services diplomatiques respectifs ce qui eut comme résultat de la construction de nouveaux bâtiments plus spacieux tant à Moscou qu’à Paris. L’affaire fut conclue en 1977 : la Chancellerie de l’Ambassade de l’URSS fut transférée dans l’imposante bâtisse moderne construite dans le XVI arrondissement près du Bois de Boulogne (40-50, boulevard Lannes, 75116 Paris).

Dégagé de toutes contingences l’hôtel d’Estrées subit en 1981-1982 une restauration complète effectuée par une équipe de plus de 200 restaurateurs. A partir du moment où le décor d’origine du début du XVIII siècle eut totalement disparu après plusieurs remaniements successifs les restaurateurs ont remis en l’état l’intérieur en style de Seconde Empire.
Sur le plan architectural l’Hôtel d’Estrées est conçu de la même manière que d’autres bâtiments de la même époque, Faubourg Saint-Germain, principal centre aristocratique de la capitale à la fin du règne de Louis XIV et de Régence. Derrière le portail massif en demi-cercles se trouve la cour d’honneur pavée. Aux deux étages surplombés de comble fut rajouté plus tard un troisième étage. La façade n’est décorée que par un fronton classique et quelques pilastres corinthiens. A droite et à gauche le corps de logis est relié sous l’angle droit aux deux ailes. rezidenciya 1L’entrée principale est protégée par une marquise vitrée en fer forgé. Elles étaient assez répandues à Paris au milieu du XIX siècle, mais disparues pour la plupart depuis. C’est là que l’Empereur Alexandre II venu à Paris en 1867 pour l’Exposition Universelle a accueilli Napoléon III.
Derrière ce bâtiment est situé le jardin à la française comportant des pelouses en largeur et en longueur entourés de parterres de fleurs et de sentiers rectangulaires. Le mur de fond donne sur le jardin de l’Ambassade d’Italie ouvrant sur la rue de Varenne. L’objet le plus prestigieux de l’hôtel d’Estrées – une grande tapisserie française du début du XVIII siècle qui représente les exploits d’Alexandre le Grand. Tissée à la manufacture de Lyon pour le Palais du Louvre, elle faisait partie d’une série de douze gobelins dont il n’en reste que quatre. Passablement abîmée, elle fut nettoyée et restaurée à Mondrous près de Paris chez « Bobin Mondroux » par les cinq meilleurs spécialistes français ayant utilisé les shampoings pour les cheveux.
La partie d’apparat au première étage comprend l’antichambre, les salles Bleue, Rouge ; d’Or et Verte.
La salle Rouge (Salle du Trône) est meublée, comme presque toutes les autres, dans le style Louis XV. Elle comporte deux consoles Boulle pour des candélabres en bronze du début du XIX siècle et piano à queue. C’est ici qu’on organise les soirées musicales. La pendule et les candélabres de bronze ornent une grande cheminée baroque en granit rouge. Les dessus-de-porte datent de l’époque de la construction de l’hôtel. Restaurés avec beaucoup de soin ils appartiennent à l’école de Lacret représentant des scènes, mythologiques ou galantes. Les boiseries, les portes et le plafond sont ornés de lambris dorés de style Louis XV ou XVI, mais datant du Seconde Empire.
A gauche de la Salle Rouge on découvre une ravissante petite pièce ovale de couleur bleue clair qui a servi de cabinet de travail à l’Empereur Nicolas lors de son séjour à Paris en octobre 1896 et qui sert aujourd’hui de salle à manger. Ici se trouve une cheminée avec glace, les dessus-de-porte de même style, ainsi qu’un riche décor mural doré dans lequel figurent des monogrammes « A.A. » de l’Empereur Alexandre III et les Armes impériales russes – l’Aigle à deux têtes avec le médaillon de Saint-Georges terrassant le dragon. Elles n’ont jamais été touchées même à l’époque soviétique.

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De l’autre côté de la Salle Rouge est située la salle la plus riche de l’hôtel : Ruisselante d’or (d’où le nom qu’elle porte) elle est ornée de plusieurs sculptures de bronze de style néo-classique de la fin du XVIII-début du XIX siècles et de deux précieux vases de Sèvres bleus. La salle d’Or se distingue non seulement par le décor particulièrement riche, mais aussi par sa conception architecturale originale comportant quatre colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens. Les dessus-de-porte représentent les scènes des fables de la Fontaine.

Enfin à l’extrême droite du premier étage se trouve la salle Verte, jadis la salle à manger de l’Ambassadeur de Russie impériale. De forme rectangulaire, peinte en vert clair avec le grand tapis assorti elle comporte comme les précédentes une monumentale cheminée à glace. La salle Verte est ornée de 5 tableaux de l’école flamande italianisante et d’une toile du célèbre peintre russe d’origine arménienne Aivazovski « Le Mirage » représentant une vue romantique de Constantinople à travers la brume de la mer.
L’hôtel d’Estrées comporte également les appartements officiels du Chef de l’Etat ou du Gouvernement , du Ministre des Affaires Etrangères et d’autres personnalités russes de passage à Paris ainsi que ceux de l’Ambassadeur et du personnel.

"LE SIECLE RUSSIE?" - PRESENTATION DU LIVRE DE DENYS PLUVINAGE SUR TV-LIBERTES, 30 MARS 2016

Conseiller de l’association Dialogue franco-russe, Denys Pluvinage est venu nous présenter son ouvrage “Le siècle Russie ?”. Il évoque l’évolution politique, économique et stratégique de ce pays depuis la chute du mur de Berlin sans oublier l’ascension fulgurante de Vladimir Poutine.

A NE PAS MANQUER DISCOURS DE VLADIMIR POUTINE LORS D'UNE REUNION AVEC DES MILITAIRES ET DES SPECIALISTES DE L'INDUSTRIE DE LA DEFENSE, 17 MARS 2016, MOSCOU

Discours de Poutine: «C’est une lutte contre les ennemis de la civilisation» Lors d’une réunion à la salle Saint George, au Kremlin, Vladimir Poutine a décoré des militaires et des spécialistes de l’industrie de la Défense qui se sont distingués dans la réussite des missions sur le territoire de la République arabe syrienne. Plus de 700 officiers et des personnels des Forces aérospatiales, de l’Armée de terre et de la Marine assistaient à la cérémonie, ainsi que des représentants du complexe militaro-industriel.

BILAN DE L'OPÉRATION RUSSE EN SYRIE, SPUTNIK, 14 MARS 2016

Grâce à l'assistance russe, les troupes gouvernementales syriennes ont réussi à reprendre aux terroristes plus de 10.000 kilomètres carrés de territoire et à réduire l'envergure du trafic de pétrole réalisé par Daech.

RÉPONSES DU MINISTRE RUSSE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES SERGUEÏ LAVROV À LA CHAÎNE REN TV, MOSCOU, 10 MARS 2016

Question: Plusieurs établissements diplomatiques russes en Ukraine ont été attaqués ces derniers jours: l'Ambassade de Russie à Kiev et les consulats généraux du pays à Lvov et à Odessa. Que se passe-t-il actuellement avec le personnel de nos représentations? Leur vie et leur santé sont-elles menacées? Comment vivent-ils concrètement ces conditions de siège?

MAIDAN ACTIVIST I. BUBENSHYK: IT'S TRUE I SHOT THEM IN THE BACK OF THE HEAD, 19 FEBRUARY 2016, BIRD IN FLIGHT

On February 20, 2014, the day when the protesters were shot on Instytutska street, the first people who died were not Maidan activists, but Berkut special force police officers. Ivan Bubenchyk from Lviv claims they were downed by his gun. Ivan Siyak met him to hear his story.

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